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Gentrification FR

La Gentrification c’est quoi ?

Au Royaume-Uni, la gentry c’est la classe supérieure, celle  juste en dessous de l’aristocratie. En ajoutant -fication  : le suffixe signifie « de faire ». Le terme Gentrification résume  donc « la fabrication de quelque chose d’approprié pour une classe supérieure, »

En français, la Gentrification signifie Embourgeoisement ou Boboïsation.

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Ainsi, quand un quartier se « Gentrifie », les immeubles sont rénovés et de nouveaux commerces s’installent. Par conséquent, beaucoup d’habitants de ce quartier,  y ayant vécu  leurs vies entières, se trouvent obligés de partir. En effet, tout devient trop cher pour eux. Surtout, les loyers augmentent et deviennent impossible à payer pour  ceux aux revenus modestes. En clair, la rénovation de zones urbaines aboutit souvent à une migration involontaire des résidents à faible revenu.

Inclus une définition détaillée de tous les aspects de la Gentrification (popup).

La folie des Loyers

Cette dernière décennie, Berlin s’est imposé comme un des marchés immobiliers le plus avantageux. En effet, des programmes immobiliers d’envergures et l’achat spéculatif transforment le paysage immobilier de cette ville dont le loyers sont bas. Surtout ce boom entraîne une  restructuration sociale en profondeur.

Selon l »agent immobilier Frank Knight, les prix à Berlin ont grimpé de 20.5 % en 2017. Depuis 2004, le prix moyen d’achat à la propriété a augmenté de plus de 120 %. Les acheteurs étrangers se sont rués sur le marché immobilier résidentiel mais aussi commercial de Berlin. Grâce à des intérêts à 0 % garantis aux investisseurs modernisant les logements, les plus valus sont certaines  et accélèrent donc la Gentrification.  Surtout, une population en forte croissance facilite ce boom. En effet, environ 50,000 nouveaux arrivants par an se sont installés à Berlin. La ville compte désormais 3.5 millions d’habitants. D’ici 2035, la population pourrait atteindre les 4,5 millions.

La flambée des prix s’apparente à une bulle prête à éclater. En février dernier, la banque centrale allemande, la Bundesbank, a conclu que les prix immobiliers dans beaucoup de villes allemandes sont surévalués d’au moins 15 %. À Berlin, cette surévaluation  atteint même 35 %. Malgré tout, pour des acheteurs  anglais ou américains, Berlin reste bon marché. Même après plusieurs années de hausses consécutives à plus de 10 %. Les appartements dans les meilleurs quartiers de la capitale allemande demeurent au tiers du prix de propriétés à tailles équivalentes, à Londres par exemple.

Quelques exemples parlants :

La propriété commerciale prospère aussi. Le complexe Sony de Berlin, symbole de la renaissance de la ville après la chute du Mur, a été acheté pour 1.1 Milliards € en octobre 2017 par le fonds de pension des salariés municipaux de l’Ontario. Une caisse d’assurance retraite norvégienne a payé de €400 millions pour le siège social des bureaux d’Axel Springer au coeur de Mitte.

Kreuzberg se bat pour sauver une épicerie …

Ces 5 dernières années, en réaction à  cette « la folie des loyers », les gens commencent finalement à se défendre.  Ils protestent contre les augmentations de loyers, les expulsions  et la spéculation immobilière effrénée. Tout cela sont les signes d’un Gentrification sans limites

  • Zorn - Rage

En 2015, Kreuzberg a protesté pour empêcher la fermeture d’un magasin d’alimentation familial turc menacé par une expulsion. Après de nombreuses manifestations, cette expulsion est annulée. Pourtant, Bizim Bakkal, son propriétaire, décide de renoncer à poursuivre son activité à cause des problèmes de santé, qu’il dit être la conséquence de son combat contre le propriétaire des murs de son magasin L’expression « Bizim bleibt, » ou « Bizim reste » est devenu un cri de ralliement pour un mouvement plus large. Il a donné naissance au Bizim Kiez, (popup), une organisation  se battant désormais pour maintenir la diversité dans le quartier de Kreuzberg

Sous la pression de mouvements locaux (pour mobiliser les habitants de chaque quartier), les autorités de Berlin ont adopté une série de mesures. Celles-ci incluent un plafonnement des loyers, une interdiction partielle des locations saisonnières, des zones interdites de spéculations et des subventions accrues pour le logement social. Le but est de tenter de contrôler le marché du logement  et conserver une diversité sociale et culturelle en centre-ville.

En pop up une histoire plus détaillée de ce mouvement :https: // nyti.ms/2QsI5o3

DANS UN PROCHAIN ARTICLE : le combat contre un géant media…

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